Histoire & Culture

Un peu de géographie…

EUSKADI NORD

Il regroupe trois provinces historiques, des villes et des villages d’indéniables charmes entre le littoral et la montagne.

Le LabourdLe Labourd :
L’océan a joué un rôle primordial dans l’évolution de cette province.
Les Vikings, en s’établissant sur la côte basque, laissèrent une partie de leur expérience de navigation qui fit la renommée des basques par la suite.

Commerçants, corsaires et pécheurs de baleines étaient des protagonistes du front de mer alors que l’arrière-pays était peuplé de cultivateurs.
Le Labourd, dont la frontière emprunte une ligne Bidache – Hasparren – Itxassou, est l’endroit de la plus grande douceur des formes et des couleurs.
L’expansion du tourisme, étant né avec Napoléon III, est aujourd’hui une des motivations des acteurs des villes comme Biarritz, Anglet, St Jean de Luz ou Hendaye.

La Basse NavarreLa Basse Navarre :
De culture et de tradition pastorales, la Basse Navarre est le plus répandu des territoires continentaux du Pays Basque nord.
Sa séparation avec la Navarre (espagnole) remonte au XVIe siècle, où de très dures guerres de religions provoquèrent une définitive fracture.
Fixée au nord par un relief de collines verdoyantes, au sud par la montagne pyrénéenne, cette Basse Navarre garde ses racines et ses traditions rurales, essentiellement à l’approche des montagnes (canton de Saint Etienne de Baïgorry, Saint Jean Pied de Port et Saint Palais).
L’activité agricole, il va sans dire, tient une place prépondérante en cette province ouverte depuis plusieurs années au tourisme vert, avec un succès notoire.
La qualité et l’authenticité de cette terre n’y sont pas étrangères.

La SouleLA SOULE :
En son cœur Mauléon, La Soule pourrait donner l’impression de vivre un peu isolée et dans l’ombre de ses deux voisines françaises, beaucoup plus médiatisées.
Il n’en est rien, et cette province qui partage sa frontière orientale avec le Béarn, est un peu le jardin secret du Pays Basque.
La tuile cède le pas à l’ardoise, la montagne se fait plus haute, plus rude et plus présente.
Les gorges d’Holzarté et de Kakuetta mondialement connues, en apportent la preuve.
Les vestiges historiques y sont aussi nombreux que dignes d’intérêt.

 

L’IDENTITÉ BASQUE

« Euskal Herria » reste une entité qui se prolonge de l’autre côté des Pyrénées.
Pour les basques, la frontière est étrangère aux modes de vie, aux traditions, à l’art, et surtout à la langue.
Cette langue qui trouve ici un terrain de prédilection.
Présente dans les écoles, dans la vie de tous les jours, marque les générations issues de cette terre.
Et tous âges et toutes tendances confondus, il n’est guère de Basques du Nord ou du Sud qui voudraient sacrifier cet élément essentiel de leur patrimoine historique et culturel, sur l’autel de l’universalisation de la communication.

La revendication nationaliste :
En Espagne, les guerres carlistes et le processus d’assimilation au régime central donneront naissance à l’idéologie nationaliste de Sabino Arana Goiri.
Ce dernier créera le nom de la nation basque : « Euskadi », l’hymne basque : « Eusko Gudariak » et le drapeau basque.
Le parti nationaliste basque verra le jour en 1895.

En 1936, un état autonome, « Euskadi », sera créé. En 1939, Franco prendra le pouvoir, après la destruction de Guernica en 1937, ville symbolisant l’indépendance d’Euskadi.
Après la guerre, la répression de la culture basque et l’interdiction de la langue, des chants et des prénoms basques seront institués par l’Espagne de Franco.
Dans les années 50, le mouvement indépendantiste ETA, Euskadi Ta Askatasuna, (Pays Basque Et Liberté) naîtra quand le Vatican, les Etats-Unis et l’ONU reconnaitront le gouvernement de Franco. En 1979, Madrid octroiera un statut d’autonomie de la communauté d’Euskadi, et un président sera élu tous les 4 ans.

En France, des mouvements autonomistes émergeront dans les années 1960-1970.
drapeau basque

 

DES SYMBOLES

La famille et le foyer forment deux piliers essentiels de la société basque.

MaisonLa maison :
La maison « exte » en basque, représentait la clef de voûte du système social basque.
Le droit coutumier assurera la conservation et la transmission intégrale du patrimoine (grâce au droit d’aînesse).
La maison dans son ensemble (et non les individus) avait des droits qui lui étaient propres tels que l’usage des terres communales, la place de l’église ou l’espace dans le cimetière.
Aujourd’hui encore, pour désigner les individus, les noms des maisons sont plus utilisés que les noms patronymiques.

EgliseL’église :
Le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle a contribué au développement d’une architecture religieuse d’influence romane (églises de Bidarray, Saint Jean Pied de Port…) et gothique (cathédrales de Bayonne et Pampelune) au sein de laquelle l’art populaire basque s’exprimera.
Ainsi, pour répondre à un besoin d’agrandissement, des galeries en bois seront édifiées, dès le XVIe siècle, à l’intérieur des églises du Pays Basque.
Une autre spécificité de cet art s’exprime dans les superbes retables des édifices religieux comme à Saint Jean de Luz, Arcangues, Ciboure, Itxassou ou Mendionde.

MakhilaLe Makila :
Solide compagnon sur la route des marches ou sur les sentiers de montagne, le makila fait partie de la vie des basques.
Cette canne de valeur inestimable car d’ordre sentimental, porte toujours gravé sur le manche une devise « ene bideko laguna » (mon compagnon de route).
C’est un honneur de recevoir en cadeau le Makila, pourtant seuls deux artisans continue la fabrication de cette canne.

Le Makila peut se transformer en arme redoutable, grâce à son aiguillon dissimulé l’intérieur.

FrontonLe Fronton :
Au centre du village, non loin de la mairie et de l’église, se dresse le traditionnel fronton.
Témoin privilégié, il est aussi un des acteurs des fêtes et de la vie de la communauté.
Sa présence est intimement liée à l’importance des sports de balle dans les villages basques.

Stèles discoidalesLes stèles discoïdales :
Ces stèles ornent encore certains cimetières.
Quelques-unes datant des XVe et XVIe siècles, arborent les effigies des divinités protohistoriques (soleil, lune, étoiles, montagnes…).
Antérieures à la romanisation, ces effigies se mêlent parfois aux symboles du Christianisme.

 

LE SENS DE LA FÊTE

Les Basques aiment se retrouver sur la place du village.
Ils organisent tout au long de l’année des manifestations où s’expriment leurs traditions.
La fête et le sport font partie intégrante du patrimoine culturel.

La danse :
Etroitement liée à la fête, aux cortèges profanes ou aux processions religieuses, elle est riche d’un important répertoire dans les danses mixtes ou les danses d’hommes.
Parmi celles-ci, on retrouve les « sauts basques » (jauziak), chorégraphies originales où seuls les pieds entrent en action.

Le chant :
On l’entend dans les auberges, les soirs de fête ou de foire.
Le chant moderne a pris un grand essor, et développe le plus souvent des thèmes patriotiques et sociaux.
Sous sa forme sacrée, il a pris une grande importance.
Le moyen le plus simple d’entendre ces chants est d’aller à l’église, pour la messe.

La musique :
La musique traditionnelle est indissociable de la danse et de la fête.
Les instruments sont généralement très anciens et d’une grande simplicité.
Nous retrouvons la flûte de bois à trois trous, « Txistu » ou « Txirula » et le tambourin, « Ttun-Ttun » ou le « Soinu ».
Les mélodies populaires sont très rythmées et alertes.

 

LES MODES D’EXPRESSIONS

Bertsularisme :
Les « bertsularis » improvisent et versifient, seuls, en duos ou en groupes, sur des airs connus et des thèmes aussi variés que la morale, la vie économique et sociale ou la religion.
Présent depuis des siècles sur la place des marchés et dans les fêtes populaires, le bertsularisme possède ses « olympiades», puisque tous les quatre ans, les « bertsularis» se disputent le titre de champion du Pays Basque.

Le théâtre et la pastorale :
L’expression théâtrale basque a généré entre autres formes, les « mascarades » , les « toberak » et autres farces charivariques ainsi que la pastorale, tradition encore vivante en Soule.
Sans doute issue des « mystères » médiévaux, la pastorale met en scène les habitants d’un village au cours d’une représentation qui raconte la vie d’un personnage illustre, dans laquelle viennent s’imbriquer des personnifications de croyances mythiques.

La littérature BASQUE :
Si les contes populaires, légendes, chansons, proverbes et autres dictons constituent un fond de tradition orale inestimable, et ont été notés par écrit.
Le XVIe siècle, verra en Pays Basque nord, les débuts de la littérature écrite avec Bernard Detxepare et son « Linguae Vasconum Primitae », recueil de poésies profanes et religieuses, publié en 1545. Par la suite, un grand nombre d’ouvrages en Euskara a été édité.
Depuis une trentaine d’années, l’Académie de la Langue Basque a mis en place une langue littéraire unifiée : « Euskara Batua »

 

LES JEUX

Pelote BasqueLa pelote basque :
Les basques ont repris à leur compte et fait évoluer l’ancestral jeu de paume. Le jeu direct du « rebot » et du « pasaka » (balle renvoyée à l’adversaire qui fait face) s’est peu à peu transformé en jeu indirect (balle renvoyée par un mur). Pour le spectateur Basque, les plus populaires de ces jeux se pratiquent à main nue, avec une balle enveloppée de cuir sur un fronton-mur à gauche, dans un triquet ou en place libre. Aujourd’hui, grâce à la Fédération Française de Pelote Basque, le jeu de pelote est devenu une discipline codifiée avec plus de 20 spécialités différentes. Elle se pratique également aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, aux Philippines ou à Macao.

Jeux forcesLes jeux de force :
Habitués à la rudesse de leur environnement natal, les basques ont toujours considéré la force basque et le courage comme deux valeurs sociales. Quoi de plus normal, dès lors, que dans leurs moments de loisirs, les plus forts d’entre eux se lancent des défis, poussant d’extrême ces qualités que l’on retrouve aujourd’hui lors des joutes de forces basques, dans les jeux de bûcherons (aizkolariak), le tir à la corde (soka-tira), ou le lever de pierres et de bottes de pailles.

TauromachieLa tauromachie :
Les courses de vaches, de taureaux ont depuis longtemps droit de cité au Pays Basque.
Pour preuve, Bayonne est l’une des toutes premières places taurines, et ce dès 1289. A chacune de ses entrées, Bayonne affiche son caractère de première ville taurine de France. Les taureaux ainsi que les éleveurs contribuent à la réputation d’une plazza. Le qualitatif de sérieuse est attribué depuis longtemps à celle de Bayonne. On l’appelle même la plus espagnole des arènes françaises.

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